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Le Peuple Sénégalais avait adopté, par référendum, le 20 mars 2016, 15 réformes dont la première de la liste était la modernisation du rôle des partis politiques dans le système démocratique. C'est dans ce cadre que des modifications ont été apportées à l'article 4 de la Constitution, dont les dispositions stipulent la mission d'une entité politique légalement constituée. Je vous invite ainsi à revoir la loi constitutionnelle n°2016-10 du 05 avril 2016 portant révision de la Constitution.
Depuis plusieurs années, je rappelle que si la loi n°81-17 du 06 mai 1981 relative aux partis politiques, modifiée par la Loi n°89-36 du 12 octobre 1989, était appliquée dans toute sa rigueur, ne serait-ce que les dispositions des articles 3 et 4, au moins les 95% des partis politiques de ce pays seraient dissous.
Le président de la République avait lui-même déclaré publiquement, dans son discours prononcé le 28 mai passé, lors de la cérémonie d'ouverture de son dialogue, que sur les 386 partis politiques que comptait le Sénégal à cette date là, seuls les 14 étaient en règle. Pourquoi aucune mesure n'est toujours pas prise conformément à la Constitution, aux Lois et Règlements ? Peut-être qu'il apportera les réponses nécessaires au Peuple Sénégalais.
Les partis politiques sont constitués sous forme d'associations sénégalaises selon les dispositions des articles 812 à 814 du Code des Obligations Civiles et Commerciales mais leur fonctionnement est régi par des textes qui prévoient leur dissolution en cas de manquement aux obligations légales fixées.
La dissolution de PASTEF-LES PATRIOTES relevait d'un abus historique et d'un complot soridide. C'est pourquoi, son instigateur a sans doute tenu à rétablir la vérité avant de partir, sous prétexte de sa loi portant amnistie.
Cependant, la dissolution de tous ceux qui sont irréguliers doit être actée sans état d'âme.
L'homme de <<je vais réduire l'opposition à sa plus simple expression>> avait réussi à empêcher tous les grands partis politiques de l'histoire du pays d'exister normalement. Il a utilisé la CREI pour éliminer définitivement l'unique fils de celui qui lui a tout donné et pour poser une épée de Damoclès sur les coups de l'ensemble des personnalités du PDS au point d'exiger qu'une bonne partie le rejoigne et de faire du reste, un appareil flottant sans possibilité d'avoir un candidat à une élection. Quant au PS, à la LD/MPT, à l'AJ/PADS, au PIT et aux nombreuses autres organisations, il a tout neutralisé par la corruption, le partage des privilèges du pouvoir, la prison, la menace, ect.
Il a joué avec REWMI jusqu'à la dernière étape où l'épisode de <<MBOUROK SOOW>> lui a permis de l'anéantir. Il n'y a que ceux qui aient eu le courage et l'intelligence d'échapper à son régime, qui sont parvenus à survivre.
Seul Ousmane SONKO a osé lui faire face comme un homme et un leader au prix de sa vie, de sa liberté, de sa carrière professionnelle, de son intégrité physique et de sa famille, avec le soutien d'un Peuple debout dans sa majorité, d'une jeunesse consciente des enjeux, des militants et sympathisants engagés à relever les défis en consentant les sacrifices requis. C'est ça, la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Nous sommes des témoins privilégiés.
C'est aujourd'hui ce Président de PASTEF-LES PATRIOTES qui, malgré sa fonction de Premier Ministre de la République, poursuit sa mission telle qu'elle est définie par la Constitution, les Lois et Règlements, conformément au contexte national et mondial, selon les préoccupations réelles de nos chers compatriotes.
En analysant son instruction, j'ai été séduit par les orientations stratégiques qu'il a données pour une consolidation de la base militante, une massification offensive, un ancrage citoyen au service de la transformation nationale et de la révolution citoyenne.
Les objectifs sont <<SMART>>, les actions sont adaptées aux besoins, les activités sont pertinentes, les cibles sont connues, la périodicité est fixée, les compartiments de l'environnent sont définis, les responsabilités sont affectées aux différents acteurs, les moyens sont identifiés, les risques sont catégorisés, la discipline est exigée et les résultats attendus sont précisés.
J'attends avec un immense plaisir de voir les réactions techniques et méthodiques de ceux qui souhaitent l'affronter sur le terrain politique et sur le plan stratégique. C'est ça, la politique.
Malick Sow

Malick Sow
Analyste en politique et socioéconomie